De la lumière

Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite.

C'est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question :
"Qui suis-je, moi pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ?"
En fait qui êtes-vous pour ne pas l'être ?
Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.

L'illumination n'est pas de vous rétrécir pour éviter d'insécuriser les autres. Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus :
Elle est en chacun de nous et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

Nelson Mandela

De l'obscurité

Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, mais en plongeant dans sa propre obscurité. Mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire.

G.C. Jung

Du chemin mystique

Dieu est installé sur le toit de la maison. Il s'agit de le rejoindre.

Pour cela, les uns prennent une échelle, d'autres une corde ou une perche en bambou, d'autre encore empruntent l'escalier ou escaladent les murs. Que vous choisissiez telle ou telle voie est chose indifférente, à condition de ne pas les essayer en même temps mais successivement.

Si vous arrivez sur le toit, vous avez trouvé Dieu et vous comprenez alors qu'il y avait plusieurs voies possibles pour le rejoindre. En aucun cas vous ne devrez penser que les autres chemins ne mènent pas à Dieu. Ce sont simplement d'autres moyens permettant de se hisser sur le toit. Permettez à chacun de suivre sa propre voie.

Râmakrishna

(et permettez vous de suivre la votre !) A.G.

Du droit

Avant toute chose, tu devrais avoir le droit d'être engendré par un père et une mère qui s'aiment, au cours d'un acte sexuel couronné par un orgasme mutuel, afin que ton âme et ta chair prennent racine dans le plaisir.

Tu devrais avoir le droit de n'être ni un accident ni une charge, mais un individu attendu et désiré de toute la force de l'amour, comme un fruit qui donne du sens au couple, lequel devient désormais une famille.

Tu devrais avoir le droit de naître avec le sexe que la nature t'a donné. (C'est un abus de dire : "Nous attendions un garçon et tu es une fille", ou vice versa.) Tu devrais avoir le droit d'être pris en compte dès le premier mois de ta gestation. À tout instant la femme enceinte devrait accepter le fait qu’elle est deux organismes en voie de séparation et non un seul qui s'étend.

À partir du moment où cet univers te produit, tu as le droit d'avoir un père protecteur, qui soit présent tout au long de ta croissance. De même qu'on donne de l'eau à une plante assoiffée, tu as le droit, quand tu t'intéresses à une activité, de te voir offrir le plus grand nombre de possibilités afin que tu te développes sur le sentier que tu as choisi.

Tu n'es pas venu réaliser le plan personnel d'adultes t'imposant des objectifs qui ne sont pas les tiens, le principal bonheur que t'autorise la vie est de te permettre de t'atteindre toi-même. Tu devrais avoir le droit de posséder un espace où pouvoir t'isoler pour construire ton monde imaginaire, de voir ce que tu veux sans que ton regard soit limité par des morales caduques, d'entendre ce que tu désires, même si ce sont des idées contraires à celles de ta famille.

Tu n'es venu réaliser personne d'autre que toi-même, tu n'es venu occuper la place d'aucun mort, tu mérites d'avoir un nom qui ne soit pas celui d'un parent disparu avant ta naissance : quand tu portes le nom d'un défunt, c'est parce qu'on t'a injecté un destin qui n'est pas le tien, usurpant ton essence.

Tu as parfaitement le droit de ne pas être comparé ; aucun frère, aucune sœur ne vaut plus ou moins que toi, l'amour existe quand on reconnaît l'essentielle différence. Tu devrais avoir le droit d'être exclu de toute querelle entre tes parents, de ne pas être pris comme témoin dans les discussions, de ne pas être le réceptacle de leurs angoisses, de grandir dans une ambiance de confiance et de sécurité.

Tu devrais avoir le droit d'être éduqué par un père et une mère guidés par des idées communes, ayant aplani entre eux, dans l'intimité, leurs contradictions. S'ils divorcent, tu devrais avoir le droit de ne pas être obligé de voir les hommes avec les yeux pleins de ressentiment d'une mère, ni les femmes avec les yeux pleins de ressentiment d'un père.

Tu devrais avoir le droit qu'on ne t'arrache pas du lieu où tu as tes amis, ton école, tes professeurs préférés. Tu devrais avoir le droit de ne pas être critiqué si tu choisis un chemin qui n'était pas dans les plans de tes parents ; d'aimer qui tu veux sans avoir besoin d'approbation, et, quand tu t'en sens capable, d'abandonner le foyer et de partir vivre ta vie ; de dépasser tes parents, d'aller plus loin qu'eux, de réaliser ce qu'ils n'ont pu réaliser, de vivre plus longtemps qu'eux.

Enfin, tu devrais avoir le droit de choisir le moment de ta mort sans que personne, contre ta volonté, te maintienne en vie.

A. Jodorowsky (remixé par A.G.)

Des cracheurs de soupe

La cuiller de bois tourne, danse lentement dans la marmite. Et les yeux de l’enfant la suivent, souhaitant qu’elle ne s’arrête jamais.

Une bien grande menace pèse sur lui, et il est plein de terreur à l’heure du repas. Il lui faut manger de la soupe, et il en a horreur, puisque sa mère lui a dit, que s’il en mangeait, il grandirait.

Le monde adulte veut déjà l’asservir, lui imposer ses idées, et de façon bien cruelle : en utilisant sa faim.
Comment peut-on jouer avec la faim d’un enfant ? Mais la cuiller tourne, et tourne, et s’apprête à porter un nouveau coup à l’innocence de l’enfant.

Mais, lui, pourtant, sait déjà que la seule nourriture qui fait grandir, qui est saine pour le corps et l’âme, c’est la vérité !

Bien sages sont les cracheurs de soupe !

M.G.

Le Tao, Le Chemin de Vie

Le chemin de vie est ce fil conducteur que nous suivons de façon consciente ou inconsciente tout le long de notre existence.

Nous avançons sur ce chemin avec un véhicule particulier : notre corps physique.

Les Orientaux disent que notre corps représente une Calèche qui avance sur le chemin qui symbolise le Chemin de la Vie.

Le chemin sur lequel nous circulons est un chemin de terre. Comme tous les chemins de terre, il comporte des "nids de poule", des trous, des bosses, des cailloux, des ornières et des fossés de chaque côté. Les trous, les bosses et les cailloux sont les difficultés, les heurts de la Vie. Les ornières sont les schémas déjà existants que nous reprenons des autres et que nous reproduisons. Les fossés plus ou moins profonds, représentent les règles, les limites à ne pas franchir sous peine d'accident.

Ce chemin comporte parfois des virages, qui empêche la visibilité ou traverse parfois des zones de brume et des orages. Ce sont toutes ces phases de notre Vie où nous sommes "dans le brouillard", où nous avons des difficultés à voir clair ou à pouvoir anticiper car nous ne pouvons voir devant.

Cette calèche est tirée par deux chevaux, un blanc (Yang) qui est à gauche, un noir (Yin) qui est à droite. Ces chevaux symbolisent les émotions ce qui nous montre à quel point ce sont elles qui nous tirent, voir nous mènent dans la vie.

Cette calèche est conduite par un Cocher qui représente notre mental, notre Conscient. Elle possède quatre roues, deux devant (les bras) deux derrière (les jambes) qui portent et transportent la charge (elle est d'ailleurs toujours plus grosse que celles de l'avant).

A l'intérieur de la Calèche, il y a un passager que l'on ne voit pas. Il s'agit du Maître ou Guide Intérieur de chacun de nous, de notre Non-Conscient, de notre Conscience Holographique. Les chrétiens l'appellent "l'Ange Gardien".

La Calèche avance sur le Chemin de la Vie en apparence guidée par le Cocher. En apparence, car si c'est le Cocher qui conduit la Calèche, c'est en fait la Passager qui en a donné le lieu de destination. De la qualité de sa vigilance, et de sa conduite (ferme, mais en douceur) va dépendre la qualité et le confort du voyage (existence).

S'il brutalise les chevaux (émotions) et les brime, ceux ci vont s'énerver ou s'emballer à un moment donné et risquer de conduire la Calèche à l'accident, de la même manière que nos émotions nous conduisent à des actes irraisonnés voire dangereux.

Si le conducteur est trop relâché, s'il manque de vigilance, l'attelage va passer dans les ornières (reproduction de schémas parentaux par exemple) et nous suivrons les traces faites par les autres, en courant le risque d'aller comme eux au fossé s'ils l'ont fait. De la même façon, si le Cocher n'est pas vigilant, le Cocher ne saura pas non plus éviter les trous, les bosses, les nids de poule (coups, erreurs de la vie) et le voyage sera inconfortable pour la Calèche, le Cocher et le Maître.

S'il s'endort ou ne tient pas les rênes, ce seront alors les chevaux (émotions) qui vont diriger la calèche. Si le cheval noir est le plus fort (parce que nous l'avons mieux nourri…), la Calèche va tirer à droite et être guidée par les images émotives maternelles. Si c'est le cheval blanc dont nous nous occupons le mieux et qui domine, la Calèche va tirer à gauche, vers les représentations émotives paternelles.

Lorsque le Cocher conduit trop vite, force trop comme nous le faisons parfois, ou si les chevaux s'emballent, c'est le fossé, l'accident qui arrête plus ou moins violemment tout l'attelage et avec plus ou moins de dégâts (accident et traumatismes).

Parfois une roue ou une pièce de la Calèche lâche (maladie), soit parce qu'elle est trop fragile, soit parce que la Calèche est passée dans trop de bosses et de trous (accumulation de comportements, d'attitudes inadéquates). Il faut alors réparer et selon la gravité de la panne, nous allons pouvoir le faire nous même (repos, cicatrisation), devoir faire appel à un dépanneur (médecine douce, naturelle) ou si c'est encore plus grave à un réparateur (médecine urgentiste ou chirurgie).

Mais il sera important pour nous de ne pas nous contenter de changer la pièce. Il sera important de réfléchir à la conduite du Cocher et à la manière avec laquelle nous allons changer nos comportements, nos attitudes face à la vie, si nous ne voulons pas que la "panne" se reproduise.

Parfois la Calèche traverse des zones de faible visibilité, c'est à dire que nous ne voyons pas très bien où nous allons. Il peu s'agir d'un simple virage. Nous pouvons le voir et nous préparer à son arrivée en anticipant. Nous devons alors ralentir, repérer dans quel sens tourne le chemin et suivre la courbe en tenant bien les chevaux (maîtriser nos émotions quand nous sommes dans une phase de changement voulue ou subie).

Lorsqu'il s'agit de brume ou d'orage, il est plus difficile de conduire notre Calèche. Nos devons "naviguer à vue", en ralentissant l'allure et en nous fiant aux abords immédiats du chemin. Nous devons dans cette phase faire une totale confiance, pour ne pas dire "aveugle" (lâcher prise), dans les chevaux de la vie (lois naturelles, foi…) et le Maître (Non-Conscient) qui a choisi ce chemin.

Ce sont les phases de la vie où nous sommes "dans le brouillard" et où nous ne savons pas où nous allons. Dans ces moments là, nous ne pouvons pas faire autrement que laisser la vie nous montrer la route.

Parfois, nous arrivons dans des carrefours, des bifurcations. Si le chemin n'est pas balisé, nous ne savons pas quel chemin prendre. Le Cocher (le mental, l'intellect) peut prendre une direction au hasard. Le risque de se tromper, de se perdre est grand. Plus le Cocher est sûr de lui, persuadé de tout savoir de tout maîtriser, plus il va vouloir et croire savoir quelle direction choisir et plus le risque sera grand. Nous sommes alors dans la "technocratie rationaliste" où la raison et l'intellect croient pouvoir tout résoudre. S'il est en revanche humble et honnête avec lui-même, il demandera au passager (Maître ou Guide Intérieur). Celui ci sait où il va, il connaît la destination finale. Il pourra alors l'indiquer au Cocher, qui la prendra à condition que ce dernier ait été capable de l'entendre. En effet la calèche fait parfois beaucoup de bruit en roulant, et il est nécessaire de s'arrêter pour dialoguer avec le Maître ou le Guide Intérieur. Ce sont les pauses, les retraites que nous faisons parfois pour nous retrouver, car il nous arrive de nous perdre.

Inconnu

Un instant

Pour un instant seulement
J'ai perçu la beauté du monde

Pour un instant seulement
J'ai vu la vérité du tout

Pour un instant seulement
J'ai aimé un être

Pour un instant seulement
J'ai apprécié la vie

Mais pourquoi, pourquoi tant d'instants ?
Et si peu d'éternité ?

Nous cherchons l'éternité de l'instant
L'éternité du soi en soi
L'éternité du plaisir
L'éternité de la vie

Mais je sais, JE SAIS, que cette éternité existe
Et que c'est seulement ICI, dans l'INSTANT
Que je peux la TRANSFORMER

Ce qui est éternel ne se meut pas
Ce qui est éternel est immobile
Ce qui est éternel ne meurt jamais

Seul l'instant de la vie peut changer
Seul l'instant de la vie peut transmuter
Seul l'instant de la vie peut magnifier

Seul ce couple de vie et de mort
Eternel cycle
Est Fécond

La Vie est un chemin d'Exaltation
Que la Mort grave dans l'Eternité

A.G.


N'acceptez rien parce qu'on vous l'a dit. Éprouvez tout par vous-même.
Râmakrishna